22.09.2009
l'armée du crime
c'est forcément plus sérieux, moins tape-à-l'oeil que le tarentino, mais c'est un très beau film, très réussi. Les anachronismes .. à vrai dire pour ceux qui n'ont pas fait de thèse sur la période, ça ne choque pas. Par contre ça fait un peu téléfilm France-Télévision, c'est vrai que les décors sont limites. Mais on comprend pas mal de choses .. des deux côtés. Evidemment le jeune juif plein d'idéaux qui sent que ça tourne mal, on comprend sans mal qu'il se tourne vers la Resistance. Par contre le petit commissaire de quartier qui se pose pas trop de questions .. la petite histoire dans la grande permet de donner un "visage" à l'ignominie, ça permet de voir où la mesquinerie et le manque de jugement, la misère intellectuelle et sentimentale peuvent mener un homme. Les skinheads comme les suicide bombers palestinien suivent le même chemin.
J'ai trouvé très émouvant le p'tit vieux qui nourrit ses poules, au milieu de la cour/shtetl. C'est téléphoné, on se doute qu'il va être arrêté, mais rien que de le voir là, dernier vestige d'une culture que tous oublient, une culture qui s'est dissoute dans la culture française; lui est là, il se demande pourquoi, un peu perdu. Son poulailler, c'est le bout de Pologne qu'il a pu reconstituer. Puis les gendarmes français sont passés, et ils l'ont embarqué, avec femmes et enfants, sans se poser de questions.
Une fois de plus, Daroussin est excellent. Simon Abkarian et Ariane Ascaride également. Quelques jeunes aussi.
Que seraient-ils devenus aujourd'hui ? Pourquoi les gardiens de camps, ces moins que rien, lâches créatures méprisables ont-ils en majorité fini leur vie tranquiles, en "sirotant un jus de papaye .. avec paille, croix gammée et médailles aïe aïe aïe" (Serge Gainsbourg, "SS in Uruguay"), tandis que ces héros, qui se sont battus pour libérer la France des nazis sans même en avoir la nationalité, ont été envoyés dans les camps de concentration .. par la France ?
merci à Guédiguian.
00:26 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : l'armée du crime, manouchian, cinéma, guedigian
14.09.2009
Glorious Jewish Revenge / inglorious Basterds
le dernier Tarentino est génial, une excellent moment. bon et long.
humour, violence, politique, suspens. ces putains d'Allemands qu'on a envie de broyer dès la première image. musique et mise en scène intelligente. Clin d'oeil "gros sabot" aux westerns spaghettis au début, sympa quand-même.
Je n'ai juste pas aimé le regard du "petit" de la famille, lors de la toute dernière scène: il salive devant la vue du sang du fukin nazi. on n'est pas très loin du vieux cliché sur les Juifs buveurs de sang. Mise à part ça, grand film. Je me demande dans quel esprit les (pauvres) allemands peuvent voir cegenre de films aujourd'hui.
Avant 48, avant la mise sur pied de Tsahal, chaque kibutz avait son (était constitué d'une petite) armée d'auto-défense, qui devait faire le même genre de taches: se défendre et mener des expeditions punitives contre les villages arabes voisins. Certains sont même partis d'Israël (et des US of course comme dans le film) en Europe pour combattre l'Allemagne. Et ona faillipar les avoirs ces chiens, que leur nom soit effacé.
- L'ours Juif, der Juden Bear
00:53 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : tarentino, cinéma, juif
01.07.2009
tellement proche
ce film est tellement bon.
vraiment un beau film, drôle, rythmé, léger, mais en même temps tellement juste.
On retrouve la patte Toledano/Nakache, pas seulement les acteurs (tiens où est passé Rouves ?), aussi certains des thèmes de "nos jours heureux", une autre magnifique réussite. Beaucoup de belles choses profondes. Bon boulot les mecs. Ne vous arrêtez pas !!
Hazak ! Yoffffffii !!
00:36 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : tellement proche, toledano, nakache, cinéma
28.06.2009
Jaffa
c'est un film plus noir tu meurs. A peu près aussi noir que du Ken Loach, aux protaginistes près. Une tragédie tragique.
Mention spéciale aux deux actrices (dont Ronit Elkabetz, toujours top), qui ont un jeu hallucinant. Avec des scènes qui devraient être montrées et étudiées dans les écoles de cinéma. Pour la première fois au ciné, j'avoue m'être dit quel travail, quel talent, quel mérite, quel courage !
Une vision malheureusement pas fausse de la société israelienne; peu de concessions là-dessus.
Un grand film.
02:37 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jaffa, cinéma, israël, yafo
22.10.2007
Deux vies plus une
de Idit Cebula, avec Emmanuelle Devos et le tombeur de ces dames, Gerard "the voice" Darmon
Très beau film, sur un thème très à la mode en ce moment, auquel tout trentenaire peut s'identifier: la vie passe et on ne vit pas de notre passion. Emmanuelle Devos joue très bien comme d'ahbitude - d'ailleurs les lunettes lui vont à merveille - et Darmon est sympa. Une ode à la liberté et l'émancipation.
J'ai retenu une très belle phrase: "ce qu'on ne donne pas est perdu". Ca sonne comme un phrase de grand-mère, mais c'est beau non ? Et aussi: "commence par te demander ce que tu veux faire" (avant de savoir ou tu en es). C'est sage. Bon bref je le vends mal, mais c'est un super beau film. La musique est chouette, et la scène finale est irresistible.
A voir.
00:23 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Gérard Darmon, Emmanuelle Devos, Deux vies plus une, cinéma, Idit Cebula
02.10.2007
meduzot
C'est encore un très beau film israélien.
Des personnages qui se croisent, dans un monde froid et dur, ou la communication est difficile. Ca traite du don de soi, de la générosité, et de la protection. Ce besoin qu'on a, pas seulement de se sentir protégé, mais surtout de sentir qu'on peut protéger l'autre, qu'on est utile à quelqu'un. Une manière d'exister, de se rassurer. C'est ce que j'ai retenu.
00:19 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : les méduses, Meduzot, isratim, festival film israelien, 2007, culture, cinéma
30.04.2007
Monsieur Klein
Magnifique film de Joseph Losey qui traite de l'antisémitisme ambiant qui régnait dans les 40s en France. La déportation, la trahison, l'amitié, la traque et surtout l'arbitraire.. autant de thèmes de ce film, mené d'une main de maître. Delon étonnant de justesse et de simplicité.
Grandissime.
00:55 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : antisémitisme, Delon, cinéma, film, Losey
23.03.2007
Frozen Days
Dans le cadre du festival du film israelien, j'ai vu ce soir 'Frozen Days'
http://www.isratim.co.il/details.php?id=6
C'est un film au budget minimal, mais aux émotions maximales. Ce n'est pas un film israelien, ni même juif en fait. L'influence est clairement européenne, allemande, hitchcokienne même.
Mais il y a une telle beauté dans certaines images en noir et blanc de Tel-Aviv by night, tant de sensibilité capturée dans certaines scènes. On est bouleversé au moment de l'attentat - seul "invité israelien" - et retourné dans les quelques dernières minutes, quand on comprend enfin; la dernière image est un peu la solution, une délivrance..mais je vous raconterai pas.
Le film a été primé à deux festivals déjà, on espère qu'il ira loin !
Allez-y vite !!
01:17 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Frozen Days, isratim, festival film israelien, 2007, culture, cinéma
06.12.2006
et maintenant:
le vrai, l'original, rav Yaacov il va donser !!
décidemment, on ne s'en lasse pas de ce film..
22:03 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Rabbi Jacob, danse, hassid, Oury, de funès, cinéma, chorégraphie
21.11.2006
Woody Allen :: Scoop
Ce film est un pur chef d'oeuvre; la main du génie a encore magnifié la bande.
Ce qui est curieux dans les films de Woody Allen, c'est que j'ai l'impression qu'ils sont fait comme ça, par dessus le coude. Je ne suis pas du genre à lire les cahiers du cinéma ou les biographies pendant des heures pour connaître tous les détails du processus de création d'un artiste. En général, j'accroche ou j'accroche pas, ça me parle ou pas, point barre. Mais l'impression qu'il ressort, c'est que les idées lui viennent au fil de l'eau, comme il parle. Il part d'un délire, puis construit une histoire à partir de là, sans trop savior ou cela va nous mener. Woody Allen nous convie dans son univers imprévisible, un peu naïf, mais tellement juste.
Autant je n'avais pas aimé l'avant dernier, Match point, on aurait dit un mauvais Lelouch tourné à Londres, et en plus Woody n'avait pas même daigné joué. Autant, dans Scoop, on retrouve le petit binoclard en plein forme, maniant les symboles, le comique burlesque, l'intrigue. Un grand moment de cinéma. Et Scarlett en maillot, bon, ça fait toujoours un argument de plus pour courir voir le film....
22:20 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, Woody Allen, Scoop


