12.07.2006
la route de Jerusalem à la Mer Morte
La sortie de Jerusalem est déjà très impressionnate: on longe des colonies, puis on passe dans un long tunnel. Quand on sort du tunnel, on est..dans le desert de Judée ! L'effet est saisissant, et c'est là qu'on se rend compte que la ville est bel et bien bati au milieu du desert. Quelle idée de se battre pour elle..
L’autoroute passe le long des « villages » bédouins, qui font étrangement penser au baraquements gitans des pays d’Europe Centrale. Quelques chèvres, trois tôles et une toile semblent constituer l’essentiel de leur vie. On croise un dromadaire aussi de temps en temps.
La route descend bien en dessous du niveau de la mer, mais on ne sent rien de particulier, désolé. Puis on arrive à un immense plateau qui semble s’étendre à l’infini. A quelques kilomètres sur la gauche, on aperçoit Jéricho, la ville la plus ancienne du monde, gérée par l'autorité palestinienne depuis les accords d'Oslo, je crois. Le paysage est désertique, à la fois magnifique et désolant, rassurant et hostile. Tout semble blanc, les couleurs sont pastelles, il n’y que quelques rares traces de vie, et on se croit plus sur la lune ou dans un film de SF que sur terre. Seule une grande masse bleue perdue dans la brume, à l’horizon, créée le contraste. Nous sommes proche de la mer Morte.
Nous longeons la Mer Morte sur plusieurs km, le décors semble immuable, la Jordanie au delà de la pâle mer, les parois rocheuses verticales de l’autre côté, et la route devant et derrière, à perte de vue. Un paysage magnifique mais qui doit vite rendre fou, non ?
Massada:
il doit faire quasiment 40°, l’impression est très particulière, sous une luminosité très intense, des couleurs très claires, mais un air sec et pur, euphorisant. Massada impose sa majestueuse verticalité sur l’immense plateau de la Mer Morte, l’endroit est magique, mythique, symbolique.
La mer morte:
En entrant, on a l’impression de retourner dans le ventre de Maman : l’eau est à 37°, on flotte comme sur un lit, et la peau paraît extrêmement douce. Une sensation unique, que je n’ai jamais éprouvé à nouveau, même dans mon lit en l’inondant de sel marin. C’est magique, il faut tout réapprendre. Je confirme qu'on peut bel et bien lire le Jerusalem Post sans le mouiller.
01:11 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : voyage, Israël, Mer morte, carnet de voyage


