20.09.2006
la cantine yemenite
Ce soir, j'ai dine dans un petit restau du quartier yemenite de Tel-Aviv.
Il regne dans ce quartier une ambiance assez particuliere qui je l'espere perdurera encore un peu. Situe entre le Souk haKermel et la mer, les maisons du quatrier allient le style europeen des annees 30, et le style oriental des casbah, d'autant qu'elles font rarement plus de deux etages. En se rapprochant du souk, l'odeur est parfois un peu desagreable, surtout quand il fait chaud: les chats des rues se disputent les restes de viandes ou de fruits en decomposition, negligemment jetes au milieu de la rue, et ca sent la pisse et les detergeants.. Actuellement, le repavage des rues est en cours, donc on marche sur du sable.
Dans ce decor, les modestes restaus yemenites font encore plus cantines ouvrieres, mais on y mange bien, genereux, et pour pas cher. Et surtout les gars - et la belle serveuse "koussssit" ! - sont trop trop sympas. Au menu, soupe viande-pois chiche-pomme de terre (qui rappelle un peu les soupes qu'on mange en Europe Centrale), Houmous maison - tu pleures, et the a la menthe, offert et servi avec le sourire de la princesse.
Allez-y j'vous dis !
22:35 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Israel, Tel-Aviv, voyage, souk, restaurant
12.07.2006
la route de Jerusalem à la Mer Morte
La sortie de Jerusalem est déjà très impressionnate: on longe des colonies, puis on passe dans un long tunnel. Quand on sort du tunnel, on est..dans le desert de Judée ! L'effet est saisissant, et c'est là qu'on se rend compte que la ville est bel et bien bati au milieu du desert. Quelle idée de se battre pour elle..
L’autoroute passe le long des « villages » bédouins, qui font étrangement penser au baraquements gitans des pays d’Europe Centrale. Quelques chèvres, trois tôles et une toile semblent constituer l’essentiel de leur vie. On croise un dromadaire aussi de temps en temps.
La route descend bien en dessous du niveau de la mer, mais on ne sent rien de particulier, désolé. Puis on arrive à un immense plateau qui semble s’étendre à l’infini. A quelques kilomètres sur la gauche, on aperçoit Jéricho, la ville la plus ancienne du monde, gérée par l'autorité palestinienne depuis les accords d'Oslo, je crois. Le paysage est désertique, à la fois magnifique et désolant, rassurant et hostile. Tout semble blanc, les couleurs sont pastelles, il n’y que quelques rares traces de vie, et on se croit plus sur la lune ou dans un film de SF que sur terre. Seule une grande masse bleue perdue dans la brume, à l’horizon, créée le contraste. Nous sommes proche de la mer Morte.
Nous longeons la Mer Morte sur plusieurs km, le décors semble immuable, la Jordanie au delà de la pâle mer, les parois rocheuses verticales de l’autre côté, et la route devant et derrière, à perte de vue. Un paysage magnifique mais qui doit vite rendre fou, non ?
Massada:
il doit faire quasiment 40°, l’impression est très particulière, sous une luminosité très intense, des couleurs très claires, mais un air sec et pur, euphorisant. Massada impose sa majestueuse verticalité sur l’immense plateau de la Mer Morte, l’endroit est magique, mythique, symbolique.
La mer morte:
En entrant, on a l’impression de retourner dans le ventre de Maman : l’eau est à 37°, on flotte comme sur un lit, et la peau paraît extrêmement douce. Une sensation unique, que je n’ai jamais éprouvé à nouveau, même dans mon lit en l’inondant de sel marin. C’est magique, il faut tout réapprendre. Je confirme qu'on peut bel et bien lire le Jerusalem Post sans le mouiller.
01:11 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : voyage, Israël, Mer morte, carnet de voyage


