07.03.2008

vers Tsion un jour je m'envolerai

car là-bas est notre Terre et Jerusalem notre capitale éternelle.

On ne demande pas grand chose merde !! et pour ça le monde entier nous en veut, le monde arabe nous harcèle et veut nous foutre à la mer alors qu'ils comptent 24 pays, 355 millions d'habitants (et plus de 100 millions en diaspora). Et pour qques km² qu'on nous a accordé (l'ONU) cela fait 50 ans qu'ils nous lancent cailloux et katiouchot.

Jetez un coup d'oeil ici: http://fr.wikipedia.org/wiki/Monde_arabe L'article semble avoir été corrigé, repris et raturé tant de fois qu'il en devient illisible.

 

une question: pourquoi tant de groupe de reggae font-ils reference à "Zion" ? Ma culture reggae est un peu limitée mais si qq'un sait ...

24.09.2006

La sirene avec le walkman

La sirene avec le walkman

Je errais ce soir les pieds dans l'eau, tel un zombie de diaspora,
perdu parmi ses co-relegionnaires presses,
Prenant quelques mediocres cliches de Jaffa.
Quand le l'ai croisee une premiere fois,
Mon regard a surpris le sien, puis elle a baisse le nez.
La croyant accompagnee, je me resignais.
Je ne pouvais cependant m'empecher de l'admirer.
Son dehanche neglige me faisait decidement vibrer
La demesure de son casque egalait tout juste l'effet provoque.
Elle sentit mon regard la caresser,
puisqu'elle se retourna ici et la.
Lorsqu'elle s'arreta devant moi, ses yeux me disaient "shaloOom toi!"
Je decidai donc de lui proposer d'immortaliser l'instant.
Mais je n'eus pas le temps de faire un pas,
qu'elle reprit sa danse en s'eloignant.
La suivre tel un creuvard ?
Plutot garder l'image de la sirene au doux regard.

ps
Merci de lui transferer si vous la connaissez.


11.08.2006

L'année dernière, à Jerusalem

Une après-midi, on a decidé l'aller au Mont des Oliviers, une colline située en dehors de la vieille ville, à l'Est, dans la partie arabe donc.
Le conducteur du taxi nous a bien répeté plusieurs fois, en anglais climatisé et en hébreu, que nous nous dirigions vers Jerusalem Est, attention, danger, warning, arabes, attentats n'y allez pas. Le prix de la course nous l'a rappelé une fois de plus.
La colline est en fait un immense cimetierre, d'ou on a une vue magnifique sur la ville, les murailles, le Dôme du rocher, les ruines de David, mais aussi la barrière de sécurité à la frontière avec la Cisjordanie (qui gache un peu le paysage du desert de Judée)
Il y a un peu de vent au sommet c'est agréable.

Mais bon, qu'on le veuille ou non, les images que l'on reçoit en permanence sur nos écrans de télé, influencent fortement nos jugements et donc nos comportements. On peut pas le nier, ça n'a rien à voir ave de la propagande en temps de guerre ou quoi que ce soit. Par exemple, certaines images d'Americains, guillotinés par des juges sanguinaires auto-proclamés en Irak reviennent parfois, par association d'idées, ou autre.
Ca avait beau être la periode du retrait de Gaza, l'acalmie relative dans les territoires, les quelques rares Palestiniens qui attendaient les touristes n'avaient rien d'amical. Ils semblaient ne plus vivre depuis la Nakba. Ils proposent des cartes-postales, mais on devine qu'ils ont envie de nous poignarder. C'est honteux à dire, mais c'est ce qu'on ressent, même s'il n'y a rien de fondé. Le sens critique et l'humanisme ont parfois tendance à fondre au soleil.

Donc deux trois photos clic-clac, puis on commence à redescendre. Il fait à peu près 45°, parlez pas d'ombre, y a pas.
Des sherouts palestiniens passent en nous ignorant royalement. Je préfère éviter de faire du stop.
Au passage d'un camion, le conducteur prend la peine de ralentir pour me présenter son majeur, avant de repartir. On est bien, il n'y pas de tension, les gens s'aiment et ça se voit.

Je sais pas pourquoi mais dans ces cas-là, c'est à Chirac que je pense. Comme un joker, que je serai prêt à sortir en cas de "coup dur".

J'ai pensé à cette ballade ce soir, en lisant dans une dépèche qu'un touriste italien avait été frappé à mort auj à J'lem. Dans le dos.

Tous les ans depuis depuis deux mille ans, les Juifs répètent:
"L'année prochaine à Jerusalem", "baShana haBaah bIrouchalaïm"
J'espère qu'on continuera encore longtemps à dire:
haShana bIrouchalaïm.
Barukh ''.

12.07.2006

la route de Jerusalem à la Mer Morte

La sortie de Jerusalem est déjà très impressionnate: on longe des colonies, puis on passe dans un long tunnel. Quand on sort du tunnel, on est..dans le desert de Judée ! L'effet est saisissant, et c'est là qu'on se rend compte que la ville est bel et bien bati au milieu du desert. Quelle idée de se battre pour elle..

L’autoroute passe le long des « villages » bédouins, qui font étrangement penser au baraquements gitans des pays d’Europe Centrale. Quelques chèvres, trois tôles et une toile semblent constituer l’essentiel de leur vie. On croise un dromadaire aussi de temps en temps.

La route descend bien en dessous du niveau de la mer, mais on ne sent rien de particulier, désolé. Puis on arrive à un immense plateau qui semble s’étendre à l’infini. A quelques kilomètres sur la gauche, on aperçoit Jéricho, la ville la plus ancienne du monde, gérée par l'autorité palestinienne depuis les accords d'Oslo, je crois. Le paysage est désertique, à la fois magnifique et désolant, rassurant et hostile. Tout semble blanc, les couleurs sont pastelles, il n’y que quelques rares traces de vie, et on se croit plus sur la lune ou dans un film de SF que sur terre. Seule une grande masse bleue perdue dans la brume, à l’horizon, créée le contraste. Nous sommes proche de la mer Morte.

Nous longeons la Mer Morte sur plusieurs km, le décors semble immuable, la Jordanie au delà de la pâle mer, les parois rocheuses verticales de l’autre côté, et la route devant et derrière, à perte de vue. Un paysage magnifique mais qui doit vite rendre fou, non ?

 

Massada:

il doit faire quasiment 40°, l’impression est très particulière, sous une luminosité très intense, des couleurs très claires, mais un air sec et pur, euphorisant. Massada impose sa majestueuse verticalité sur l’immense plateau de la Mer Morte, l’endroit est magique, mythique, symbolique.

 

La mer morte:

 

En entrant, on a l’impression de retourner dans le ventre de Maman : l’eau est à 37°, on flotte comme sur un lit, et la peau paraît extrêmement douce. Une sensation unique, que je n’ai jamais éprouvé à nouveau, même dans mon lit en l’inondant de sel marin. C’est magique, il faut tout réapprendre. Je confirme qu'on peut bel et bien lire le Jerusalem Post sans le mouiller.

 

02.05.2006

Des larmes à la joie

Aujourd'hui, on commémorait en Israël toutes les victimes des guerres ou du terrorisme depuis l'arrivée des premiers olim, à la fin du 19e siècle jusqu'à aujourd'hui; c'est 'Yom haZikaron' (le jour du souvenir). En plus de cent ans, la situation a certes grandement évolué puisque Israël a été officiellement créé, mais force est de constater que le combat n'est malheureusement pas terminé, que si la route est tracée, elle est encore semée de nombreuses embuches, et que les habitants de Tel-Aviv en 2006, entre les attentats et les menaces des amicaux pays voisins, vivent parfois dans la même crainte que les premiers immigrants en 1880; dans la même crainte que les Juifs victimes des pogroms dans la Russie tsariste; dans la même crainte que les Juifs allemands à l'arrivée d'Hitler au pouvoir; dans la même crainte que les Juifs français sous Vichy.

Peut-être pour oublier cette constance dans la crainte, pour effacer les larmes, demain on fête l'indépendance (Yom Hatsmaout).